Le Янтарь navire océanographique Russe en missions d’espionnage, repéré le lundi 13 septembre 2021 au large du Cotentin.
Indicatif Radio : RMM91 – IMO N° 4617863 – MMSI N° 273546520.
Le YANTAR est un navire océanographique collecteur de renseignements de Classe KRUYS de la Flotte maritime militaire de Russie. Le navire est exploité par la Direction principale de la recherche sous-marine (GUGI) de la marine russe depuis 2015 et serait un navire espion. Son port d'attache est Severomorsk, où il est rattaché à la flotte du Nord.
Le YANTAR a été conçu par le bureau de conception CMDB ALMAZ de l'United Shipbuilding Corporation à Saint-Pétersbourg. Le navire a été construit au chantier naval Yantar Shipyard de Kaliningrad. La coque a été posée le 8 juillet 2010. Il a été lancé en décembre 2012 et a terminé ses essais en mer en mai 2015. Le navire a une longueur de 108 mètres. Il utilise une propulsion diesel-électrique pour une vitesse maximale d'environ 15 nœuds. Il a officiellement un effectif de 60 personnes. YANTAR embarque des robots sous-marins autonomes. L'US Navy a déclaré que les sous-marins étaient capables de couper des câbles à des kilomètres sous la surface de l'océan. Les sous-marins seraient capables de fonctionner à des profondeurs allant jusqu'à 6 000 mètres. Les submersibles seraient le projet 16810 Rus-class submersible et le projet 16811 classe KONSUL.
On imagine fort bien que la mission du Янтарь consiste à poser des dispositifs d’écoute sur ces câbles sous-marins. Ou plus radical, à placer des charges explosives enfouies à proximité immédiate de ces câbles. En cas de conflit, blackout des communications civiles internationales assuré, avec à la clé un gigantesque chaos dans les pays occidentaux. Chaos d’autant plus grand qu’il sera accompagné par une campagne massive de manipulation des informations avec l’agence Sputnik qui est une agence de presse multimédia internationale lancée officiellement par le gouvernement russe le 10 novembre 2014, récemment vu à l’œuvre en France lors du mouvement insurrectionnel des Gilets jaunes. Des attaques cyber sur des entreprises et infrastructures préalablement ciblées. Ce chaos sera alors très utile pour faire diversion alors qu’une manœuvre militaire sera en cours, pendant que les dirigeants des pays occidentaux tenteront tant bien que mal de rétablir l’ordre et de venir en aide à leurs populations civiles, y compris en mobilisant massivement des moyens militaires qui feront bien sûr défaut ailleurs. Ce scénario n’a rien d’une blague et devrait être beaucoup plus sérieusement étudié. Plutôt que de blâmer les russes, nous devrions faire de même, en accroissant nos capacités à intervenir sur les câbles dans les fonds marins, y compris à grande profondeur, que ce soit pour réparer, pour écouter, ou pour saboter. Pour cela, il nous faut des drones sous-marins pour l’inspection des câbles, et des bathyscaphes dédiés pour intervenir sur ces câbles. Si possible, ces moyens devraient pouvoir être mis en œuvre sous forme de modules depuis une large gamme de navires civils ou militaires, et non depuis un navire dédié comme le YANTAR trop visible. C’est largement à notre portée. Partant du principe que ces câbles seront soit sur écoute, soit détruits dès le début d’un conflit, tout comme les communications satellites, il semblerait également utile de constituer une réserve stratégique constituée de bobines contenant des milliers de kilomètres de câbles, ainsi que des navires câbliers pour les mettre en œuvre navire câbliers militaires ou civils sous contrat. L’objectif serait de réduire au maximum le délai de rétablissement des communications. Dans la mesure où une rupture des communications impacterait le continent tout entier, il semblerait légitime que cette réserve stratégique soit organisée et financée par l’ensemble des états européens, dans le cadre de l’UE voilà un sujet à sa portée, ou dans le cadre de l’OTAN. En parallèle, et comme évoqué plus haut, s’entraîner à des scénarios « haute intensité » incluant la rupture des câbles avec tout ce que cela implique dans nos sociétés civiles hyperconnectées serait une très, très bonne idée. Ces entraînements ne seraient pas seulement militaires, mais devraient aussi associer des organismes publics et des entreprises privées pour un maximum de réalisme.
Pour illustrer ce message de manière sonore le groupe INDOCHINE à l’Opéra de Hanoï en 2006. Nicola Sirkis à mon âge.
« L’Aventurier »
