La France au point de bascule
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Éditorial — 18 octobre 2026
Ce samedi 17 octobre 2026, nous sommes arrivés à un point de bascule. Voilà l’image que laisseront dix années de présidence d’Emmanuel Macron. L’histoire retiendra de lui qu’il aura été l’homme du chaos et de la fracture sociale en France.
Un pays en proie au désordre
Notre pays s’enfonce dans la violence et la barbarie de trois tribus qui forment la nouvelle France (la racaille, les islamistes et les bobos), résultat, selon moi, d’une politique migratoire hors de contrôle, notamment en provenance du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. C’est aussi le résultat de cinquante ans d’incompétence politique.
À Paris, Rennes, Marseille, Lyon ou Limoges, qui était derrière les saccages et les pillages ? Des délinquants crapuleux, souvent issus des périphéries des métropoles urbaines et d’origine étrangère, ne partageant pas notre culture, ont profité des appels de l’ultragauche pour porter atteinte à notre pays.
Si j’avais 25 ans, je ferais mes valises et quitterais définitivement ce pays sans avenir. Malheureusement, j’en ai 67 aujourd’hui et je suis profondément triste de voir ce qu’est devenu mon pays.
Notre pays est à la veille d’une crise économique sans précédent, au cours de laquelle nos retraites pourraient être amputées de 30 % de leur valeur.
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Le sentiment de tout devoir supporter
J’ai le sentiment de vivre un cauchemar politique : celui d’un pays auquel on demande de tout supporter, puis de remercier ceux qui prétendent le guider.
Supporter l’insécurité. Supporter les fins de mois sous tension. Supporter les contraintes, les sermons et cette impression insupportable que les responsables disposent toujours d’une explication, mais n’assument jamais leur responsabilité.
Et surtout, se taire. Parce que la colère serait suspecte. Parce que réclamer de l’ordre serait réactionnaire. Parce que contester une politique migratoire serait indécent. Parce que critiquer une décision européenne signifierait ne rien comprendre à l’Europe.
Voilà ce qui me révolte : cette prétention à gouverner nos vies tout en disqualifiant notre droit de juger les résultats.
Le consentement des citoyens
Le macronisme, la gauche donneuse de leçons, l’écologie punitive et les institutions européennes méritent d’être interrogés ensemble sur un point : quelle place laissent-ils au consentement des citoyens lorsque ceux-ci refusent la direction qu’on leur impose ? Leurs différences existent. Leurs responsabilités aussi. Aucune ne doit servir d’alibi aux autres.
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Le macronisme et la supériorité affichée
Le macronisme a fait de la supériorité affichée une méthode politique. Le citoyen conteste ? Il vaudrait mieux lui expliquer. Il insiste ? Il craindrait le changement. Il se fâche ? Il céderait aux passions.
Quel confort intellectuel ! Avec ce raisonnement, le pouvoir a toujours raison et le peuple souffre simplement d’un défaut de compréhension. Nous n’avons pas besoin d’un cours supplémentaire. Nous attendons des comptes.
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Une gauche qui oublie les premières victimes du désordre
Une partie de la gauche semble avoir oublié que les premières victimes du désordre sont précisément celles qu’elle affirme défendre. Celui qui peut déménager, payer davantage ou se mettre à distance dispose d’une protection. Celui qui reste dans son quartier, ouvre sa boutique ou rentre tard de son travail doit vivre avec la situation.
La compassion politique devrait commencer là : par les habitants qui subissent, les commerçants qui reconstruisent et les salariés qui n’ont aucun moyen de s’extraire de leur quotidien.
Quand un commerce est pillé, les grandes dissertations sur la colère sociale ne remplacent ni la vitrine ni le revenu perdu. Une cause revendiquée ne donne aucun droit de détruire le travail d’autrui. La justice sociale ne peut pas devenir une circonstance qui efface les victimes.
Une écologie punitive et déconnectée du réel
Quant à l’écologie punitive, je refuse son chantage moral. Protéger l’environnement exige des solutions praticables, un financement crédible et des alternatives accessibles.
Une interdiction qui frappe une personne incapable de payer le remplacement de sa voiture reste une impasse, même lorsqu’elle est enveloppée dans un beau discours. Une transition qui exige des sacrifices doit commencer par regarder qui possède les moyens de les consentir.
Le salarié qui compte ses kilomètres n’a pas à devenir l’accusé permanent d’un procès climatique. L’artisan qui dépend de son véhicule mérite mieux qu’une injonction. Les ménages ont un budget ; aucune formule ministérielle ne le rend extensible.
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Une Union européenne qui doit accepter la contradiction
L’Union européenne doit, elle aussi, répondre à la critique. Ses décisions engagent nos économies, nos frontières et nos modes de vie. Cette puissance appelle un contrôle politique exigeant.
L’attachement à la coopération européenne n’oblige personne à applaudir chaque règlement ni à considérer chaque orientation comme irrévocable. Une institution se grandit lorsqu’elle accepte la contradiction. Elle s’affaiblit lorsqu’elle traite ses opposants comme des citoyens à rééduquer.
Sur l’immigration, un nécessaire retour au réel
Sur l’immigration, je réclame le même retour au réel. Une politique doit préciser les capacités d’accueil, les conditions d’intégration, les moyens disponibles et l’application des décisions prises. Logement, école, santé, emploi : tout cela engage des ressources et des responsabilités.
Poser ces questions relève du gouvernement d’un pays. Les esquiver par un sermon relève de la fuite.
Les personnes immigrées ne forment pas un bloc responsable de tous nos maux. Les dirigeants, eux, doivent répondre de leurs choix. Ils ne peuvent réclamer l’autorité pour décider, puis invoquer la complexité pour échapper au bilan.
Le pouvoir doit rendre des comptes
Car c’est bien cela, le cœur de ma colère : le pouvoir sans la responsabilité, la morale sans l’exemplarité, la contrainte sans le consentement.
Je refuse que l’appauvrissement soit présenté comme une adaptation nécessaire par ceux qui sont protégés de ses conséquences. Je refuse que la tranquillité des habitants devienne une revendication honteuse. Je refuse que chaque inquiétude soit transformée en faute morale.
Un pays ne peut pas tenir durablement si ses citoyens ont le sentiment que leur travail finance un système qui les protège mal et les écoute moins encore.
Macronisme, gauche moralisatrice, écologistes de l’interdiction, responsables européens : cessez de vous abriter derrière vos intentions. Présentez vos résultats. Défendez vos décisions. Acceptez qu’elles puissent être rejetées et corrigées.
Vous demandez des efforts ? Commencez par rendre des comptes. Vous invoquez la démocratie ? Acceptez la sanction des électeurs. Vous promettez de protéger les citoyens ? Faites de leur sécurité, de leur niveau de vie et de leur liberté des obligations concrètes.
La patience des Français n’est pas un budget dans lequel vous pouvez puiser sans fin. Et votre bonne conscience ne leur tient lieu ni de salaire, ni de protection, ni d’avenir.
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Lundi matin, les bobos de la gauche caviar, les grands salauds de notre époque, iront acheter sur Le Bon Coin les marchandises volées lors du pillage des magasins pendant ces émeutes. Ils les connaissent bien : ils les approvisionnent régulièrement en cocaïne. Tous sont majeurs et tous seront relâchés lundi, avec un bon pour recommencer la semaine suivante ! Place, cette nuit, aux pilleurs qui saccagent des centaines de commerces, outils de travail de Français qui se retrouveront demain au chômage : c’est écœurant.
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