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F1HDE

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10 septembre 2026

Naufrage du Maranello : les corps des deux marins disparus retrouvés dans l’épave

Une semaine après le naufrage du Maranello au large de l’Angleterre, les corps des deux marins portés disparus ont été remontés samedi 5 septembre par des plongeurs de la Marine nationale.

Christophe Houart et Jean-Pierre Le Caër se trouvaient dans l’épave du chalutier breton, qui repose à environ 72 mètres de profondeur.

L’opération a mobilisé le groupe de plongeurs démineurs de l’Atlantique, soutenu par celui de la Manche-mer du Nord.

Une première plongée avait permis de reconnaître l’épave et d’évaluer les possibilités d’intervention.

Les militaires ont ensuite pu récupérer les deux corps, après avoir attendu des conditions météorologiques compatibles avec une plongée à cette profondeur.

Le Maranello, navire de pêche immatriculé à Saint-Brieuc, avait sombré le samedi 29 août à environ 48 kilomètres au sud-ouest de Plymouth.

Cinq marins se trouvaient à bord.

Après l’émission d’un signal de détresse, le chalutier breton Stradale avait rejoint la zone et trois membres de l’équipage avaient pu être sauvés avant la disparition du navire.

Les premières informations communiquées après le naufrage faisaient état de difficultés rencontrées avec les engins de pêche.

Selon la ministre de la Mer Catherine Chabaud, le chalutier avait rencontré des problèmes pour remonter son chalut.

Les circonstances précises ayant conduit à sa perte restent toutefois à déterminer.

La récupération des deux marins marque désormais une nouvelle étape judiciaire : l’enquête confiée à la section de recherches de la gendarmerie maritime de Brest est devenue une enquête en recherche des causes de la mort.

Une autre investigation est menée par le BEA Mer afin d’établir les circonstances techniques du naufrage.

Christophe Houart, 60 ans, commandait le Maranello. Jean-Pierre Le Caër y exerçait les fonctions de maître d’équipage et mécanicien.

Tous deux étaient des marins expérimentés.

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4 septembre 2026

Les photographies du jour de ma Bretagne : « La plus petite croisière maritime du monde »

Le bac de Concarneau relie la Ville Close à Beg ar Lann en franchissant la rivière du Moros. Photographié le jeudi 3 septembre 2026, ce trajet d’environ 200 mètres est souvent présenté comme « la plus petite croisière du monde » : la traversée ne dure que trois minutes.

Depuis le Moyen Âge, le bac assure la liaison entre la Ville Close et le quartier de Lanriec, situé de l’autre côté du chenal. Les premières traces écrites de son activité remontent à 1678, lorsque l’abbaye de Landévennec détenait le droit de passage. Initialement privé, ce service est devenu une régie municipale en 1976, sous la responsabilité du port de plaisance. Le bac du passage est un petit bateau qui offre une traversée rapide de l’entrée du port, évitant ainsi les détours par le pont du Moros ou par d’autres voies. Il constitue à la fois une attraction singulière pour les visiteurs et un moyen pratique pour les habitants de rejoindre le centre-ville.

Caractéristiques du navire et éléments radio : le navire Le Gouverneur est enregistré au quartier des affaires maritimes de Concarneau et immatriculé CC 911314. Il mesure 8,25 mètres de long. Son indicatif radio est FGA4073 et son poste VHF fixe est un ICOM IC-M45, sans ASN.

 

30 août 2026

Naufrage du chalutier breton Maranello en Manche

Le Maranello, chalutier breton appartenant à l’armement Eouzan-Travadon et immatriculé à Saint-Brieuc, a fait naufrage le samedi 29 août 2026 en fin de journée, au large de Plymouth, dans les eaux britanniques. Le navire a sombré peu après avoir signalé une difficulté liée à son engin de pêche.

Ce chalutier basé à Saint-Quay-Portrieux était identifié sous le nom Maranello et portait l’indicatif radio FJJX. Son numéro MMSI était 228078700. Il était immatriculé au quartier des affaires maritimes de Saint-Brieuc sous le numéro 933547A et présentait une longueur de 21,50 mètres.

Signalement d’une difficulté liée à l’engin de pêche

Selon les dernières informations disponibles, le dernier signal du Maranello a été relevé le samedi 29 août à 16 h 50, d’après le site MarineTraffic. Le navire se trouvait alors au large de Plymouth. La préfecture maritime a confirmé dimanche, que le chalutier avait fait naufrage et avait coulé dans la Manche.

Au moment de l’événement, le Maranello a signalé au Stradale, autre chalutier immatriculé à Saint-Brieuc et présent à proximité, une difficulté affectant son engin de pêche. Les deux navires évoluaient alors à environ 26 milles nautiques au sud-ouest de Plymouth, dans une zone relevant de la responsabilité britannique.

Le Stradale, qui opérait dans le même secteur au moment du naufrage, est parvenu à porter secours à trois des cinq membres d’équipage avant que le Maranello ne sombre.

Deux marins restent portés disparus.

Moyens engagés dans les opérations de recherche

Les opérations de recherche, engagées dès le samedi soir, sont coordonnées par le MRCC Falmouth. Plusieurs moyens britanniques et français ont été mobilisés dans le secteur concerné.

Le dispositif comprend notamment un Falcon 50 de la Marine nationale, indicatif radio « RESCU XENON GOLF » basé à Lorient LANN BIHOUE » deux vedettes de sauvetage ainsi que deux aéronefs britanniques. Le bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain Garonne a également été engagé dans les recherches au cours de la nuit.

30 août 2026

Recherches en cours suite au naufrage d’un navire de pêche français en zone de responsabilité britannique

30 août 2026

Le samedi 29 août 2026, en fin de journée, le Maranello, chalutier français immatriculé à Saint-Brieuc (22), signale au Stradale, un autre chalutier également immatriculé à Saint-Brieuc et naviguant à proximité, un problème avec son engin de pêche. Les deux navires de pêche se situent alors à environ 26 NM au sud-ouest de Plymouth (UK), en zone de responsabilité britannique.

C’est le MRCC britannique Falmouth qui prend la coordination de l’opération. Les Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-nez et Corsen sont immédiatement alertés et placés en soutien de l’opération.

Dès l’appel de détresse lancé par le Maranello, un important dispositif de recherches et de sauvetage, comprenant deux bâtiments de sauvetage, un hélicoptère et un avion britanniques, est immédiatement engagé par le MRCC Falmouth.

Le Stradale parvient à récupérer trois des cinq membres d’équipage avant que le Maranello ne coule. Deux marins sont toujours portés disparus.

Plusieurs navires de pêche français, évoluant dans la zone, ainsi que le BSAM Garonne de la Marine nationale (FR), ont pris part aux opérations de recherche.

L’un des trois marins récupérés par le Stradale, blessé, est évacué par hélicoptère pour être pris en charge à l’hôpital de Truro (UK). Les deux autres marins sont ramenés à Plymouth pour être pris en charge à quai.

Les recherches, toujours coordonnées par le MRCC Falmouth, se poursuivent. Le dispositif sur zone comprend actuellement le Falcon 50 de la Marine nationale, ainsi que deux vedettes de sauvetage et deux avions britanniques.

Météo sur zone : Vent Force 7 - Mer 5

Température de l’eau : 18°C

30 août 2026

L’avion du jour à Cornouaille Radar

Depuis la station « Cornouaille Radar », située par 47° 46.07’ de latitude Nord et 003° 33.20’ de longitude Ouest, un contact radar a été établi à 05 h 58 min Z avec un aéronef évoluant à 41 000 ft, à une vitesse sol de 521 kt, et faisant route au 115°.

La position initiale relevée était 48° 08’.3 de latitude Nord et 004° 45’.7 de longitude Ouest, entre Brest et la pointe du Raz. Cette position correspond à une distance de 96 kilomètres dans le 295° de la station. L’aéronef était en provenance de l’aéroport international Montréal-Trudeau CYUL et à destination de l’aéroport de Rome-Fiumicino LIRF. Il s’agissait d’un Airbus A330-243, numéro de série 971, construit en 2008 et immatriculé C-GTSZ. Cet aéronef est un biréacteur équipé de deux moteurs RR Trent 772B-60.

Plan de vol : SUXET NOVUN KODAP MOBAL Q951 ANTOV MIILS N285B NICSO NATX ATSUR TAKAS ALUTA ERPOM KORER LEMKA BEBIX LERGA TOZOT OTROT RETNO KOLON RAPUR RATAP BTA MOULE XOPTA ELB ELKAP ELKAP3A.

SELCAL : KS-GH.

Le contact a été perdu à la position géographique 47° 24’.0 de latitude Nord et 002° 31’.0 de longitude Ouest, à 06 h 12 min Z. Cette position correspondait à Piriac-sur-Mer, commune de l’ouest de la France située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Elle fait partie du pays de Guérande, l’un des pays traditionnels de Bretagne. La distance par rapport à la station était alors de 85 kilomètres dans le 119°.

Le suivi radar a donc duré 14 minutes, pendant lesquelles l’aéronef a parcouru 182 kilomètres. La réception a été réalisée avec une antenne NAGOYA NA-771 et un récepteur RTL-SDR BLOG modèle V3. Le traitement du signal a été effectué avec le logiciel AIRNAV RADAR 6.02.003. Le système utilisé est le 1090ES, qui fonctionne sur la fréquence 1090 MHz et s’appuie sur le transpondeur Mode S pour diffuser les messages ADS-B. Contrairement à une réponse classique du transpondeur, l’Extended Squitter est transmis spontanément, sans interrogation préalable du radar secondaire.

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24 août 2026

Emmanuel Macron a dit qu'il était "prêt" à faire la guerre contre la Russie pour garder le pouvoir en France

Si Emmanuel Macron franchissait, dans les prochains jours, le seuil irréparable d’une guerre ouverte avec la Russie, alors la baie du Mont Saint Michel pourrait devenir le théâtre d’un cauchemar absolu : un ciel noirci par des panaches de fumée, un horizon déchiqueté par les flammes, des terres changées en cendres, des maisons pulvérisées, des routes éventrées, et un silence de mort recouvrant ce lieu où résonnaient autrefois la beauté, la paix et la vie.

Ce joyau millénaire, symbole de notre histoire et de notre patrimoine, pourrait être englouti dans une déflagration monstrueuse, lacéré par le feu, broyé sous les décombres, noyé dans la poussière radioactive et réduit à un champ de ruines fumantes. Les pierres sacrées, les rivages, les villages et les mémoires seraient balayés comme de simples ombres, sous les yeux impuissants d’un monde sidéré. Cette vision n’aurait alors plus rien d’une simple fiction : elle deviendrait l’annonce terrifiante d’un basculement planétaire, le premier souffle brûlant d’une catastrophe capable d’emporter l’humanité tout entière.

17 août 2026

Coavionnage : pourquoi l’aéroclub de Franche-Comté choisit la sécurité avant tout

C’est une décision réfléchie, équilibrée et conforme au bon sens. L’aéroclub de Franche-Comté a choisi d’interdire le coavionnage en 2025 afin de placer la sécurité des passagers et des vols au cœur de ses priorités. Wingly est une plateforme qui met en relation des pilotes privés et des personnes souhaitant effectuer un vol de loisir. Si le principe peut sembler séduisant, il impose en réalité un niveau d’exigence particulièrement élevé, notamment en matière de préparation du vol, de compétence du pilote, d’assurance, de gestion des risques et d’information des passagers. Pour l’aéroclub, ces contraintes ne doivent jamais être minimisées.

Contrairement au covoiturage classique, le covoiturage aérien ne se limite pas à partager un trajet. Chaque vol dépend de nombreux facteurs extérieurs, parfois difficiles à anticiper avec certitude : évolution rapide de la météo, visibilité, vent, état de la piste, disponibilité de l’appareil, masse embarquée ou encore niveau de fatigue du pilote. « Nous avons des bulletins météo à trois heures », rappelle l’aéroclub, ce qui rend les horaires très incertains et peut conduire à reporter, modifier ou annuler un vol à la dernière minute. Dans ce contexte, la pression exercée par un passager qui attend un départ ou un retour à heure fixe peut devenir un facteur de risque supplémentaire.

La sécurité des passagers repose sur un principe essentiel : le pilote reste seul responsable de la décision de voler. Il doit pouvoir renoncer au départ, faire demi-tour ou se dérouter dès qu’un doute apparaît, sans subir de pression liée aux attentes des passagers, à un horaire annoncé ou au partage des frais. Cette responsabilité commence avant même l’embarquement, avec la préparation du vol, l’analyse de la météo, la vérification de l’appareil, du carburant, de la masse embarquée et des conditions de navigation. Elle se poursuit pendant le vol, car le pilote doit adapter ses décisions en permanence à l’évolution de la situation. Il doit aussi s’assurer que les passagers comprennent les limites du vol, les consignes de sécurité ainsi que la possibilité d’un report, d’une annulation ou d’un changement d’itinéraire. En cas d’incident technique, de rapatriement nécessaire ou, plus grave encore, d’accident, les conséquences humaines, juridiques et assurantielles peuvent être importantes.

L’aéroclub de Franche-Comté estime donc que les dangers potentiels sont trop importants pour autoriser cette pratique dans son cadre associatif. Sa position ne relève pas d’un refus de principe, mais d’une volonté de préserver un environnement de vol sûr, maîtrisé et responsable. En rappelant que « le coavionnage, c’est non », l’aéroclub affirme que la priorité absolue doit rester la protection des passagers, la sérénité des pilotes et la sécurité de chaque vol.

15 août 2026

SDR : une nouvelle oreille radio à la station F1HDE

Retour d’expérience sur la mise en service d’un récepteur SDR compact, économique et très formateur.

 

Ce samedi 15 août 2026, après plusieurs essais et grâce à l’aide précieuse de Serge F4JMU, la station « F1HDE » s’est enrichie d’un nouvel outil : un récepteur SDR. Derrière cet acronyme, pour Software Defined Radio, se cache une approche moderne et passionnante de la réception radio : une partie importante du traitement du signal est confiée non plus à un récepteur traditionnel, mais à un ordinateur et à un logiciel spécialisé.

Une expérimentation accessible et formatrice

L’intérêt du SDR est de permettre à chacun d’explorer le spectre radio de manière progressive. Avec un simple dongle USB, une antenne adaptée et un logiciel gratuit, il devient possible de recevoir, visualiser et analyser de nombreux signaux. Pour un radioamateur, c’est un excellent outil d’apprentissage : on voit les émissions, on les écoute, puis on comprend mieux leur comportement.

On peut comparer le SDR à une « oreille électronique » reliée à un écran : le dongle capte les signaux présents dans l’air, tandis que le logiciel les rend visibles sous forme de spectre ou de chute d’eau. Cette visualisation est particulièrement utile pour repérer rapidement une activité radio.

Le matériel retenu

Le choix s’est porté sur un dongle « RTL-SDR Blog V3 R860 RTL2832U 1PPM TCXO ». Compact et simple à mettre en œuvre, il constitue une base intéressante pour débuter ou compléter une station d’écoute. Il se connecte à l’ordinateur en USB, reçoit le signal via une antenne raccordée en SMA, puis transmet les données au logiciel SDR.

Fiche technique simplifiée

Élément

Rôle

RTL2832U

Convertit le signal reçu en données numériques exploitables par l’ordinateur.

Tuner R860

Sélectionne la fréquence que l’on souhaite observer ou écouter.

TCXO 1 PPM

Améliore la stabilité en fréquence, point important pour l’écoute précise.

Connecteur SMA femelle

Permet de raccorder une antenne adaptée.

Bias-Tee

Peut alimenter certains amplificateurs ou antennes actives.

Boîtier aluminium

Protège l’électronique et favorise le refroidissement passif.

 

Ce que l’on peut écouter et observer

Le récepteur couvre une plage allant d’environ 500 kHz à 1,7 GHz. Cette largeur d’écoute ouvre de nombreuses possibilités : radiodiffusion, balises, signaux météo, communications aéronautiques ou encore certaines transmissions radioamateurs, selon l’antenne installée et dans le respect de la réglementation. La bande passante exploitable, d’environ 2,4 MHz en fonctionnement stable, permet d’observer une portion du spectre en une seule vue.

Côté logiciel

Plusieurs logiciels gratuits peuvent être utilisés avec ce type de dongle : SDR#, HDSDR, SDR-Radio, GQRX ou encore SDR Touch sur Android. Ils permettent de choisir la fréquence, de régler le gain, d’écouter certains signaux et surtout d’observer le spectre radio en temps réel.

L’affichage « waterfall », ou chute d’eau, est l’un des plus parlants : les signaux apparaissent sous forme de traces colorées qui évoluent dans le temps. Pour un opérateur, c’est un excellent moyen de repérer une activité, de comparer des signaux ou de mieux comprendre l’occupation d’une bande.

Compatibilité

  • Windows ;
  • macOS ;
  • Linux ;
  • Android ;
  • Raspberry Pi et autres ordinateurs compatibles.

Les atouts du modèle V3

Le modèle V3 présente plusieurs améliorations appréciables pour l’écoute : meilleure stabilité en fréquence grâce au TCXO 1 PPM, conception optimisée pour réduire le bruit électronique, refroidissement passif par boîtier aluminium, protection ESD supplémentaire et connectique SMA plus pratique. Pour une station d’expérimentation, ces détails contribuent à une utilisation plus fiable et plus confortable.

À noter pour la HF

La réception des fréquences inférieures à 24 MHz reste possible, mais elle nécessite le mode d’échantillonnage direct. Ce mode particulier demande quelques réglages spécifiques et offre des performances plus modestes que sur les bandes plus élevées. Il est donc conseillé de consulter la documentation du modèle V3 avant de se lancer dans l’écoute HF.

Conclusion

Cette mise en service confirme tout l’intérêt du SDR pour les radioamateurs, qu’ils soient débutants ou déjà expérimentés. Peu coûteux, relativement simple à installer et très pédagogique, ce type de récepteur permet d’observer concrètement le spectre radio et de mieux comprendre les signaux qui nous entourent. À la station « F1HDE », cette nouvelle oreille radio ouvre donc la voie à de futures écoutes, mesures et expérimentations.

28 juillet 2026

Cap Ferret : des choix opérationnels à clarifier, une exigence de vérité pour les sinistrés

Dans les premières heures de l’incendie, plusieurs interrogations circulent quant à l’éventuelle réorientation de moyens de secours vers la presqu’île du Cap Ferret. À ce stade, ces éléments doivent être vérifiés avec rigueur. Mais si des colonnes d’appui avaient effectivement été déplacées au détriment d’autres secteurs exposés, la question serait grave : celle de l’égalité de protection entre les citoyens face au danger.

Il ne s’agit pas d’accuser sans preuve, ni de désigner des responsables avant que les faits soient établis. Il s’agit de demander, avec fermeté, que toute la lumière soit faite sur les priorités retenues, les ordres transmis, les moyens disponibles et les conséquences concrètes de ces décisions sur les communes touchées, notamment Le Porge et les secteurs voisins.

Si certains territoires ont été moins protégés que d’autres pour des raisons étrangères à la seule logique opérationnelle, alors ce serait une rupture insupportable du principe d’égalité. Les habitants sinistrés, les pompiers blessés, les familles touchées, mais aussi tous ceux qui ont vu partir en fumée une partie de leur environnement, ont droit à des réponses précises, documentées et publiques.

La solidarité nationale ne peut pas être un mot prononcé après coup. Elle doit se traduire avant, pendant et après la crise : par des moyens suffisants, une anticipation sérieuse, une transparence totale et une même considération pour chaque commune, chaque maison, chaque famille.

La question des moyens aériens et terrestres disponibles doit également être posée sans détour. Lorsque des appareils essentiels sont indisponibles ou que les effectifs doivent tenir dans des conditions extrêmes, ce sont les pompiers qui paient le prix de décisions budgétaires, techniques ou administratives prises bien avant le départ des flammes.

Le rôle de la préfète, de la chaîne de commandement et des autorités politiques doit donc être examiné avec sérieux, sans emballement ni complaisance. Si des consignes particulières ont été données pour protéger certains biens plutôt que d’autres, il appartient aux autorités compétentes, à la justice ou à une commission d’enquête indépendante d’en établir la réalité, les raisons et les responsabilités.

Les citoyens n’attendent pas des formules vagues. Ils attendent des faits, des documents, des explications et, le cas échéant, des comptes. Car derrière chaque hectare brûlé, derrière chaque maison détruite, derrière chaque pompier épuisé ou blessé, il y a des choix humains, politiques et opérationnels qui ne peuvent être dissimulés derrière la fatalité.

La colère des Français n’est pas une polémique : elle est la conséquence d’un sentiment d’abandon. Elle naît lorsque ceux qui perdent tout ont l’impression que d’autres sont mieux protégés, mieux entendus ou mieux servis. C’est précisément pour éviter cette fracture que la transparence est indispensable.

Le feu ne distingue ni les riches ni les pauvres. L’État, lui, n’a pas le droit de faire la moindre différence. Si des erreurs ont été commises, elles doivent être reconnues. Si des choix contestables ont été faits, ils doivent être expliqués. Et si des responsabilités existent, elles doivent être assumées.

27 juillet 2026

Lettre ouverte à Laurent Nuñez : quand l’État commente l’incendie au lieu de protéger les Français

Monsieur le Ministre,

Votre déclaration ne relève plus de la maladresse politique : elle révèle une faillite de l’État. Pendant que le feu menace Bordeaux, vous vous contentez d’aligner des formules administratives, des scénarios hypothétiques et des promesses tardives. Vous ne gouvernez pas l’urgence : vous la commentez.

Merci, Monsieur le Ministre, de nous apprendre qu’un incendie situé à 30 kilomètres de Bordeaux peut, éventuellement, finir par menacer Bordeaux. Sans cette fulgurante analyse, le pays serait sans doute resté dans l’ignorance.

Vous dites travailler sur tous les scénarios. Mais les Français, eux, attendent autre chose que des scénarios. Ils attendent des moyens, de l’anticipation, des décisions, des avions disponibles, des effectifs suffisants et une chaîne de commandement qui ne découvre pas la gravité d’une crise quand elle est déjà devant les portes d’une grande ville.

Vous êtes en retard sur tout, Monsieur Nuñez. En retard sur la sécurité du quotidien, en retard sur les violences qui explosent, en retard sur les moyens de la sécurité civile, en retard sur les incendies que chacun voit venir sauf ceux qui prétendent diriger le pays. La France brûle, et le gouvernement semble encore chercher le mode d’emploi.

Et toujours cette formule révélatrice : « à la demande du Premier ministre ». Comme si l’action de l’État devait attendre une consigne venue d’en haut pour simplement faire son devoir. Si Matignon ne demande rien, Beauvau regarde-t-il ailleurs ? Voilà donc l’État réduit à une mécanique de communication, incapable d’agir sans mise en scène hiérarchique.

Cette gouvernance par retard, par panique et par communiqué n’est plus supportable. La France n’a pas besoin d’un ministre de l’Intérieur spectateur, d’un ministre des plateaux, des micros et des éléments de langage. Elle a besoin d’un responsable politique qui assume, qui prévoit, qui équipe et qui protège. Or ce que vous donnez à voir, c’est l’impuissance maquillée en gestion de crise.

À dix mois de l’élection présidentielle, il est commode que les responsabilités politiques puissent être diluées, repoussées ou enterrées. Une véritable commission d’enquête mettrait pourtant en lumière une chaîne d’inactions, de renoncements et de choix budgétaires que beaucoup préféreraient laisser dans l’ombre. Car derrière les flammes, il y a des décisions. Derrière les manques, il y a des responsables.

La France n’a pas besoin de ministres qui découvrent les crises en conférence de presse. Elle n’a pas besoin de responsables publics qui promettent d’« étudier tous les scénarios » pendant que les pompiers risquent leur vie avec des moyens comptés. Elle a besoin d’un État qui anticipe avant les morts, pas qui s’incline après.

Monsieur le Ministre, il ne suffit plus de parler d’urgence quand l’incendie approche. Il ne suffit plus de réciter que tout sera fait pour éviter le pire. Le pire, aujourd’hui, c’est précisément cette habitude du pouvoir à arriver trop tard, à expliquer trop longtemps et à décider trop peu.

Vous incarnez cette faillite politique : celle d’un pouvoir qui transforme chaque drame en séquence de communication, chaque alerte en formule prudente, chaque manque criant en promesse future. Les Français n’attendent pas des ministres qu’ils commentent le désastre ; ils attendent qu’ils l’empêchent.

Un Français en colère,
depuis Dol-de-Bretagne

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