Canalblog Tous les blogs Top blogs Technologie & Science Tous les blogs Technologie & Science
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

F1HDE

Publicité
18 octobre 2026

La France au point de bascule

Éditorial — 18 octobre 2026

Ce samedi 17 octobre 2026, nous sommes arrivés à un point de bascule. Voilà l’image que laisseront dix années de présidence d’Emmanuel Macron. L’histoire retiendra de lui qu’il aura été l’homme du chaos et de la fracture sociale en France.

Un pays en proie au désordre

Notre pays s’enfonce dans la violence et la barbarie de trois tribus qui forment la nouvelle France (la racaille, les islamistes et les bobos), résultat, selon moi, d’une politique migratoire hors de contrôle, notamment en provenance du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. C’est aussi le résultat de cinquante ans d’incompétence politique.

À Paris, Rennes, Marseille, Lyon ou Limoges, qui était derrière les saccages et les pillages ? Des délinquants crapuleux, souvent issus des périphéries des métropoles urbaines et d’origine étrangère, ne partageant pas notre culture, ont profité des appels de l’ultragauche pour porter atteinte à notre pays.

Si j’avais 25 ans, je ferais mes valises et quitterais définitivement ce pays sans avenir. Malheureusement, j’en ai 67 aujourd’hui et je suis profondément triste de voir ce qu’est devenu mon pays.

Notre pays est à la veille d’une crise économique sans précédent, au cours de laquelle nos retraites pourraient être amputées de 30 % de leur valeur.

Le sentiment de tout devoir supporter

J’ai le sentiment de vivre un cauchemar politique : celui d’un pays auquel on demande de tout supporter, puis de remercier ceux qui prétendent le guider.

Supporter l’insécurité. Supporter les fins de mois sous tension. Supporter les contraintes, les sermons et cette impression insupportable que les responsables disposent toujours d’une explication, mais n’assument jamais leur responsabilité.

Et surtout, se taire. Parce que la colère serait suspecte. Parce que réclamer de l’ordre serait réactionnaire. Parce que contester une politique migratoire serait indécent. Parce que critiquer une décision européenne signifierait ne rien comprendre à l’Europe.

Voilà ce qui me révolte : cette prétention à gouverner nos vies tout en disqualifiant notre droit de juger les résultats.

Le consentement des citoyens

Le macronisme, la gauche donneuse de leçons, l’écologie punitive et les institutions européennes méritent d’être interrogés ensemble sur un point : quelle place laissent-ils au consentement des citoyens lorsque ceux-ci refusent la direction qu’on leur impose ? Leurs différences existent. Leurs responsabilités aussi. Aucune ne doit servir d’alibi aux autres.

Le macronisme et la supériorité affichée

Le macronisme a fait de la supériorité affichée une méthode politique. Le citoyen conteste ? Il vaudrait mieux lui expliquer. Il insiste ? Il craindrait le changement. Il se fâche ? Il céderait aux passions.

Quel confort intellectuel ! Avec ce raisonnement, le pouvoir a toujours raison et le peuple souffre simplement d’un défaut de compréhension. Nous n’avons pas besoin d’un cours supplémentaire. Nous attendons des comptes.

Une gauche qui oublie les premières victimes du désordre

Une partie de la gauche semble avoir oublié que les premières victimes du désordre sont précisément celles qu’elle affirme défendre. Celui qui peut déménager, payer davantage ou se mettre à distance dispose d’une protection. Celui qui reste dans son quartier, ouvre sa boutique ou rentre tard de son travail doit vivre avec la situation.

La compassion politique devrait commencer là : par les habitants qui subissent, les commerçants qui reconstruisent et les salariés qui n’ont aucun moyen de s’extraire de leur quotidien.

Quand un commerce est pillé, les grandes dissertations sur la colère sociale ne remplacent ni la vitrine ni le revenu perdu. Une cause revendiquée ne donne aucun droit de détruire le travail d’autrui. La justice sociale ne peut pas devenir une circonstance qui efface les victimes.

Une écologie punitive et déconnectée du réel

Quant à l’écologie punitive, je refuse son chantage moral. Protéger l’environnement exige des solutions praticables, un financement crédible et des alternatives accessibles.

Une interdiction qui frappe une personne incapable de payer le remplacement de sa voiture reste une impasse, même lorsqu’elle est enveloppée dans un beau discours. Une transition qui exige des sacrifices doit commencer par regarder qui possède les moyens de les consentir.

Le salarié qui compte ses kilomètres n’a pas à devenir l’accusé permanent d’un procès climatique. L’artisan qui dépend de son véhicule mérite mieux qu’une injonction. Les ménages ont un budget ; aucune formule ministérielle ne le rend extensible.

Une Union européenne qui doit accepter la contradiction

L’Union européenne doit, elle aussi, répondre à la critique. Ses décisions engagent nos économies, nos frontières et nos modes de vie. Cette puissance appelle un contrôle politique exigeant.

L’attachement à la coopération européenne n’oblige personne à applaudir chaque règlement ni à considérer chaque orientation comme irrévocable. Une institution se grandit lorsqu’elle accepte la contradiction. Elle s’affaiblit lorsqu’elle traite ses opposants comme des citoyens à rééduquer.

Sur l’immigration, un nécessaire retour au réel

Sur l’immigration, je réclame le même retour au réel. Une politique doit préciser les capacités d’accueil, les conditions d’intégration, les moyens disponibles et l’application des décisions prises. Logement, école, santé, emploi : tout cela engage des ressources et des responsabilités.

Poser ces questions relève du gouvernement d’un pays. Les esquiver par un sermon relève de la fuite.

Les personnes immigrées ne forment pas un bloc responsable de tous nos maux. Les dirigeants, eux, doivent répondre de leurs choix. Ils ne peuvent réclamer l’autorité pour décider, puis invoquer la complexité pour échapper au bilan.

Le pouvoir doit rendre des comptes

Car c’est bien cela, le cœur de ma colère : le pouvoir sans la responsabilité, la morale sans l’exemplarité, la contrainte sans le consentement.

Je refuse que l’appauvrissement soit présenté comme une adaptation nécessaire par ceux qui sont protégés de ses conséquences. Je refuse que la tranquillité des habitants devienne une revendication honteuse. Je refuse que chaque inquiétude soit transformée en faute morale.

Un pays ne peut pas tenir durablement si ses citoyens ont le sentiment que leur travail finance un système qui les protège mal et les écoute moins encore.

Macronisme, gauche moralisatrice, écologistes de l’interdiction, responsables européens : cessez de vous abriter derrière vos intentions. Présentez vos résultats. Défendez vos décisions. Acceptez qu’elles puissent être rejetées et corrigées.

Vous demandez des efforts ? Commencez par rendre des comptes. Vous invoquez la démocratie ? Acceptez la sanction des électeurs. Vous promettez de protéger les citoyens ? Faites de leur sécurité, de leur niveau de vie et de leur liberté des obligations concrètes.

La patience des Français n’est pas un budget dans lequel vous pouvez puiser sans fin. Et votre bonne conscience ne leur tient lieu ni de salaire, ni de protection, ni d’avenir.

Lundi matin, les bobos de la gauche caviar, les grands salauds de notre époque, iront acheter sur Le Bon Coin les marchandises volées lors du pillage des magasins pendant ces émeutes. Ils les connaissent bien : ils les approvisionnent régulièrement en cocaïne. Tous sont majeurs et tous seront relâchés lundi, avec un bon pour recommencer la semaine suivante ! Place, cette nuit, aux pilleurs qui saccagent des centaines de commerces, outils de travail de Français qui se retrouveront demain au chômage : c’est écœurant.

 

Publicité
15 octobre 2026

Radio Dolmen : une radio de plus, mais pour quelle utilité ?

Je ne veux pas jouer les oiseaux de mauvais augure. Pourtant, depuis vingt ans, toutes les webradios que j’ai vu fleurir ont fini par disparaître. Avant de lancer Radio Dolmen, une question mérite donc d’être posée : ce nouveau média répond-il à un besoin réel ou vient-il simplement s’ajouter à une offre déjà abondante ?

Une offre radiophonique déjà très étoffée

Aujourd’hui, la radio est diffusée par trois canaux principaux : la bande FM, ou bande II, qui utilise le spectre hertzien VHF sur les fréquences de 87,5 à 108 MHz ; la radio numérique terrestre DAB+, diffusée sur les fréquences de 174 à 225 MHz, correspondant à l’ancienne bande III de télévision ; et l’écoute par Internet, au moyen d’applications IP.

À Dol-de-Bretagne, nous avons déjà la chance de capter un grand nombre de stations en FM et de bénéficier de la proximité de l’émetteur de Saint-Méloir-des-Ondes, qui diffuse en FM comme en DAB+. Pour le seul DAB+, 39 stations sont accessibles au sein de trois multiplex : Métropolitain n° 1, Métropolitain n° 2 et Rennes étendu. Chacun réunit 13 stations, parmi lesquelles figurent des radios locales. Toutes peuvent également être écoutées sur des applications IP.

Des usages qui ont profondément changé

Certes, 66 % des Français âgés de 15 à 80 ans écoutent la radio chaque jour, et 27 % du volume d’écoute passe désormais par des supports numériques, selon Médiamétrie en octobre 2026. Mais ces chiffres montrent aussi que l’écoute se fragmente et se déplace. Chez les jeunes en particulier, la musique en streaming, les réseaux sociaux et les contenus à la demande occupent désormais une place majeure.

Une création difficile à justifier

Dans ce paysage saturé, l’utilité d’une radio supplémentaire comme Radio Dolmen est loin d’être évidente. L’offre locale, nationale et numérique est déjà vaste, immédiatement accessible et adaptée à des habitudes d’écoute de plus en plus individualisées. Sans ligne éditoriale véritablement distinctive, sans public précisément identifié et sans contenu introuvable ailleurs, Radio Dolmen risque surtout de disperser des moyens pour reproduire ce qui existe déjà.

Conclusion

Radio Dolmen semble ainsi naître avec quarante-cinq ans de retard. Faute d’apporter une réponse claire à un besoin qui ne serait couvert ni par la FM, ni par le DAB+, ni par les plateformes numériques, elle pourrait bien compter ses auditeurs sur les doigts des deux mains.

13 octobre 2026

DÉFICIT COMMERCIAL : LA FRANCE ACHÈTE SON DÉCLIN ET NOS DIRIGEANTS COMMENTENT LA FACTURE

62,7 milliards d’euros de déficit commercial sur douze mois. Et toujours cette même mise en scène : des annonces, des plans, des discours sur la souveraineté. Pendant ce temps, nous achetons à l’étranger ce que notre économie ne produit plus suffisamment.

Il y a des chiffres qui devraient interrompre les éléments de langage.

À la fin du mois d’août 2026, le déficit commercial français des marchandises atteint 62,7 milliards d’euros sur douze mois. Pour le seul mois d’août, les importations dépassent les exportations de 6,1 milliards d’euros. Voilà le résultat concret publié par les Douanes le 7 octobre (douane.gouv.fr).

Ce déficit n’est pas celui du budget de l’État. Mais il pose une question tout aussi politique : comment prétendre défendre notre puissance économique quand nous acceptons durablement un tel déséquilibre dans les marchandises ?

À quel moment les responsables publics devront-ils répondre des résultats, au lieu de simplement présenter le prochain plan censé corriger les échecs du précédent ?

La souveraineté se proclame au pupitre. Elle se construit dans les ateliers.

Et c’est précisément là que le discours doit passer son examen.

Même les « bonnes nouvelles » méritent un examen

En août, le déficit s’améliore de 500 millions d’euros.

On pourrait applaudir. À condition de ne pas lire la suite.

Les importations ont reculé de 900 millions d’euros. Les exportations ont baissé de 400 millions d’euros. L’amélioration vient donc d’une diminution des achats supérieure à celle des ventes, et non d’une progression de nos exportations (douane.gouv.fr).

Ce mouvement mensuel ne suffit pas à diagnostiquer toute l’économie. Mais il suffit à dégonfler une présentation trop triomphante.

Acheter moins peut améliorer un solde. Cela ne prouve pas que nous avons retrouvé notre capacité à conquérir des marchés.

Une reconquête industrielle devrait se mesurer à ce que nous produisons et vendons davantage, pas seulement à ce que nous achetons moins.

Il serait temps d’exiger cette précision de ceux qui transforment chaque variation favorable en certificat de bonne gestion.

L’énergie n’explique pas tout

L’énergie constitue une contrainte réelle. Nous ne disposons pas de toutes les ressources nécessaires à notre consommation. Personne de sérieux ne peut l’ignorer.

Mais elle ne peut pas servir d’alibi universel.

En 2025, hors énergie et matériel militaire, le déficit commercial s’est dégradé de 3,1 milliards d’euros pour atteindre 46,4 milliards d’euros. L’amélioration du déficit global reposait largement sur l’allègement de la facture énergétique, tandis que le solde du matériel militaire progressait également (tresor.economie.gouv.fr).

Voilà ce qui devrait inquiéter : un chiffre d’ensemble peut s’améliorer alors qu’une grande partie des échanges continue de se détériorer.

Le prix du pétrole peut nous offrir un répit. Il ne reconstruit pas une filière. Il ne forme pas un technicien. Il ne remplace pas un investissement productif.

Confondre ce répit avec une victoire politique serait une imposture.

Qui assume la responsabilité ?

La situation actuelle ne s’est pas fabriquée en un mandat. Elle engage plusieurs décennies de décisions publiques et privées.

Cela n’exonère personne.

Les gouvernements doivent répondre de la cohérence de leurs politiques. Les grands groupes doivent répondre de leurs choix industriels. Les actionnaires doivent répondre de leurs arbitrages entre rendement immédiat et capacité productive durable.

Et les responsables en place doivent répondre de ce qu’ils changent réellement.

L’ancienneté d’un problème ne donne aucun droit à l’inaction.

On ne peut pas invoquer la souveraineté économique tout en laissant les entreprises naviguer dans l’incertitude des règles, des coûts et des priorités publiques. On ne peut pas réclamer des investissements sur vingt ans avec une visibilité politique à six mois.

L’entreprise qui construit une usine engage du capital, du temps et des emplois. Le ministre qui annonce un plan engage d’abord des mots.

La différence devrait imposer un peu de modestie au second.

Les services nous soutiennent, mais ils ne nous dispensent pas de produire

Il faut regarder toute la réalité : en 2025, les services français ont dégagé un excédent de 55,5 milliards d’euros, notamment grâce au tourisme et aux services financiers. C’est une force considérable (tresor.economie.gouv.fr).

Il serait absurde de la mépriser.

Mais il serait tout aussi absurde d’utiliser cette réussite pour relativiser systématiquement les faiblesses de nos échanges de marchandises.

Nous avons besoin des deux : des services performants et une industrie capable de fournir les équipements, les composants et les produits dont dépend notre économie.

Le tourisme apporte des recettes. Une capacité de production apporte aussi des compétences, des fournisseurs et des possibilités d’action lorsque les chaînes internationales se tendent.

Ce sont des atouts complémentaires. Un gouvernement sérieux devrait chercher à les renforcer ensemble.

Assez de communication : des comptes

La réindustrialisation ne devrait plus être un décor de discours.

Elle devrait devenir une obligation de résultats vérifiables : capacités effectivement mises en service, investissements réalisés, fournisseurs implantés, compétences formées, exportations développées et valeur ajoutée créée en France.

Les aides publiques devraient être évaluées sur ces résultats. Les annonces devraient être suivies jusqu’à leur réalisation. Les échecs devraient être expliqués publiquement.

Et les entreprises devraient disposer de règles assez stables pour investir sans devoir parier sur la prochaine improvisation fiscale ou réglementaire.

Il n’existe pas de bouton magique pour supprimer le déficit commercial. Mais cette complexité ne justifie pas le confortable brouillard dans lequel on dilue les responsabilités.

Ce qui devient insupportable, c’est l’écart entre la gravité du problème et la facilité des discours.

La France conserve des entreprises, des compétences et des secteurs d’excellence. C’est précisément pour cela que la résignation est inacceptable.

Nous avons les moyens d’exiger mieux qu’une gestion des apparences.

La souveraineté aura un contenu le jour où nos dirigeants pourront montrer ce qui se fabrique davantage en France, au lieu de nous expliquer pourquoi le déficit est un peu moins mauvais.

12 octobre 2026

Les professionnels utilisent encore les ondes courtes

Ce matin, à 06 h 10 Z, après avoir écouté le VOLMET de Shannon en USB sur la fréquence de 3 413 kHz, je redescends vers la bande radioamateur des 80 mètres. Je m’attarde alors sur la fréquence de 3 491 kHz, où j’entends le vol « SHAMROCK 874 » en contact avec la station irlandaise SHANWICK RADIO.

Identification et trajectoire du vol

L’appareil vient de décoller de l’aéroport de Cork, dont l’indicateur d’emplacement est EICK (ORK), et se dirige vers le point « LASNO ». Pour obtenir davantage de précisions, je consulte le vol « EIN874 » sur le site www.flightradar24.com.

Il s’agit d’un biréacteur Airbus A320-214, immatriculé EI-DVN, dont l’ICAO24 est 4CA947. Exploité par la compagnie AER LINGUS, il a été construit en 2011 et porte le numéro de série 4715. Il est équipé de deux moteurs CFMI CFM56-5B4/P.

Paramètres de vol et destination

Le pilote communique son code SELCAL à l’officier radio de SHANWICK : MP-RS. L’appareil évolue à son niveau de vol de croisière, soit 34 000 ft, à une vitesse sol de 450 kt. Il fait route plein sud vers le point BEGAS. Sa destination finale est Tenerife, île espagnole de l’archipel des Canaries située dans l’océan Atlantique, dont l’indicateur d’emplacement est GCTS (TFS).

Entrée dans la SHANWICK OCEANIC FIR

L’aéronef va entrer dans l’espace aérien de la « SHANWICK OCEANIC FIR », situé entre les points LASNO et BEGAS. L’officier radio teste avec l’équipage le système d’appel sélectif SELCAL, qui permet à une station au sol d’avertir l’équipage d’un aéronef lorsqu’elle souhaite entrer en communication.

En raison du niveau élevé de bruit de fond rencontré en HF, les équipages préfèrent souvent réduire le volume sonore de leurs récepteurs HF jusqu’à ce qu’ils soient alertés, par la veille SELCAL, d’un message qui leur est spécifiquement adressé. Une veille prolongée de ces fréquences pendant plusieurs heures, sans le dispositif SELCAL, serait en effet très pénible pour les équipages.

Fréquence secondaire et mode de transmission

L’officier radio de SHANWICK communique la fréquence secondaire : 4 651 kHz. En 2026, la bande décamétrique du service aéronautique existe toujours et les transmissions en radiotéléphonie s’effectuent encore en bande latérale supérieure USB (J3E).

7 octobre 2026

Cet homme est le seul à pouvoir sauver la France du chaos

Une crise au sommet de l’État

Deux mois après l’élection d’Emmanuel Macron, la France connaît une crise assez rare entre le président de la République et le plus haut responsable militaire du pays.

En juillet 2017, le gouvernement annonce 850 millions d’euros d’économies sur le budget des armées pour l’année en cours.

Le général Pierre de Villiers, alors chef d’état-major des armées, fait part de son désaccord le 12 juillet devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale. L’audition se déroule à huis clos, mais certains de ses propos, particulièrement directs, finissent par être divulgués dans la presse.

Le lendemain, devant les militaires réunis à l’hôtel de Brienne, Emmanuel Macron répond publiquement :

« Je considère qu’il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique. Je suis votre chef. »

Un parcours au service de la France

Saint-cyrien et officier de cavalerie, Pierre de Villiers a consacré plus de quarante-trois années de sa vie au service de la France.

La démission du chef d’état-major

Six jours plus tard, le 19 juillet 2017, Pierre de Villiers présente sa démission au président de la République, qui l’accepte.

Le général explique alors ne plus être « en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée » auquel il croit pour garantir la protection de la France et des Français.

Il est remplacé le jour même par le général François Lecointre.

Un épisode marquant

Cet épisode reste particulièrement marquant dans l’histoire récente des relations entre le pouvoir politique et les armées.

Publicité
28 septembre 2026

La France enterre sa mémoire scientifique

Aujourd’hui, je m’interroge sur la disparition de deux revues qui ont contribué à la transmission de la culture scientifique et technique en France.

« Navigation » : la perte d’une mémoire technique

La première, intitulée « Navigation », était une revue technique éditée par l’Institut français de navigation. Elle contribuait à approfondir la réflexion et au développement des sciences et des techniques relatives à la navigation maritime, terrestre, aérienne et spatiale.

À la fin des années 2000, je travaillais chez Thales, à Élancourt, lorsque la direction a décidé de se séparer de sa bibliothèque technique. Des ouvrages ont alors été jetés, ainsi que de nombreux comptes rendus intéressants qui auraient pu aider les ingénieurs travaillant à l’élaboration de nouveaux systèmes de navigation. Aujourd’hui, l’Institut français de navigation n’existe plus. Cette disparition illustre, à mes yeux, l’affaiblissement de notre patrimoine scientifique et industriel. Dans le même temps, le pavillon français est devenu très peu présent dans la marine marchande mondiale.

« Icare » : la fin d’une aventure aéronautique

La deuxième revue est « Icare », consacrée à l’aviation. La vente des numéros encore disponibles a définitivement pris fin le samedi 12 septembre 2026. Voici le message, laconique, publié sur son site Internet : « Après une belle aventure à vos côtés au service de l’histoire et de la passion aéronautique, nous vous informons que notre site marchand est désormais définitivement fermé. » Fondée en 1957, cette revue était éditée par le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL).

Préserver la curiosité et la transmission

Ces disparitions successives alimentent le sentiment d’un recul de la culture scientifique et technique dans notre pays. L’école devrait, plus que jamais, transmettre le goût de l’histoire, des sciences et des techniques, tout en préparant les jeunes aux enjeux contemporains. Il faut aussi leur donner envie de devenir ingénieurs, chercheurs ou astronautes, plutôt que de laisser les réseaux sociaux et les contenus de consommation immédiate occuper tout leur horizon.

À ce rythme, la France risque, dans dix ans, d’avoir perdu une part essentielle de sa mémoire, de son ambition et de sa capacité à se projeter dans l’avenir.

21 septembre 2026

France Inter la Pravda de 2026 « service public ou machine à fabriquer la bonne pensée ? »

France Inter est financée par l’argent public. Par tous les Français. Pas seulement par ceux qui votent bien, pensent bien, parlent bien ou récitent docilement le catéchisme progressiste du moment.

Elle n’appartient donc ni à une rédaction sûre d’elle-même, ni à un syndicat militant, ni à quelques éditorialistes installés dans le confort moral de ceux qui se croient propriétaires du Bien.

Le scandale n’est pas qu’une radio publique ait des convictions. Le scandale, c’est quand ces convictions deviennent une doctrine ; quand le désaccord n’est plus discuté, mais suspecté ; quand toute voix discordante est aussitôt renvoyée au rang d’anomalie démocratique.

À ce niveau, ce n’est plus du pluralisme. C’est une bulle idéologique payée par le contribuable.

Le pluralisme ne consiste pas à aligner autour d’un micro des gens d’accord sur l’essentiel, puis à appeler cela un débat. Il consiste à faire entendre les voix qui dérangent vraiment, celles qui fissurent le confort de l’entre-soi, celles qui obligent les certitudes à sortir de leur fauteuil.

Une radio publique n’a pas pour mission de protéger les citoyens contre les idées qui déplaisent à sa petite aristocratie médiatique. Elle n’a pas à filtrer la pensée, ni à distribuer les bons et les mauvais points démocratiques.

Quant aux syndicats, leur rôle est de défendre les salariés. Pas de jouer les commissaires politiques de studio. Pas de transformer une antenne publique en comité de surveillance idéologique.

La comparaison avec la Pravda ou le Politburo est brutal ? Sans doute. Mais ce qui est le plus inquiétant, ce n’est pas qu’on puisse la formuler. C’est que l’époque, les réflexes et certains comportements la rendent soudain beaucoup moins absurde qu’elle ne devrait l’être.

Le contribuable ne finance pas une chapelle. Il ne finance pas un séminaire militant. Il ne finance pas un ministère officieux de la conformité intellectuelle. Il finance une radio publique, qui devrait s’adresser au pays réel, pas seulement au miroir flatteur de son propre milieu.

Le micro appartient aux Français. Il ne devrait jamais devenir l’apanage des procureurs de plateau, des gardiens autoproclamés de la vertu, des syndicats militants ou de ceux qui confondent leurs réflexes de caste avec l’intérêt général. Quand une radio publique oublie qu’elle parle avec l’argent de tous, elle cesse d’être un service public : elle devient le porte-voix d’un entre-soi qui se prend pour le pays.

19 septembre 2026

Le naufrage du Chalutier en bois Coryphène de Concarneau le vendredi 18 septembre 2026

Ce matin, j’ai été témoin, en direct depuis ma station, d’un naufrage. Sur le site ADS-B Exchange, j’observais les trajectoires d’un Breguet Atlantique ATL 2 de la Marine nationale, le « WALLABY GOLF », portant le n° 26. En parallèle, je veillais le canal 16 sur la fréquence 156.800 MHz et j’ai été très surpris de l’entendre : il était environ 09 h 35 Zoulou.

Je suis admiratif du sens marin dont font preuve nos marins du ciel à bord de leur avion de patrouille maritime.

Le naufrage du Coryphène

Mardi dernier, j’étais à Concarneau pour rendre hommage à Charlie Dalin. J’y ai photographié une multitude de navires, dont ce langoustinier qui vient de couler aujourd’hui, vendredi 18 septembre 2026. Ce sont mes photographies qui illustrent cet article.

Identification et historique du navire

Le chalutier de fond en bois qui a coulé aujourd’hui portait le nom de « CORYPHÈNE », qui désigne un poisson pélagique tropical aux couleurs éclatantes. Il fut construit en 1976 aux chantiers Pierre GLEHEN, au Guilvinec. Il était immatriculé au quartier des affaires maritimes de Concarneau sous le numéro « CC318792 ».

Il a successivement porté les noms suivants : « L’ENFANT DE BRETAGNE » (CC-Concarneau) jusqu’en juillet 1998, avec pour patron-pêcheur Xavier JEZEQUELLOU (Fouesnant) ; « AR KEVELEG » (GV-Le Guilvinec) jusqu’en mai 1999, avec pour patron-pêcheur Patrice STEPHAN ; « CHRISTE MARINE » (BL-Boulogne) jusqu’en février 2006, avec pour patron-pêcheur Alain HENRY ; puis « ENYLEVE » (SB-Saint-Brieuc) jusqu’en juin 2007, avec pour patron-pêcheur Serge LE COZ.

Ses patrons successifs ont ensuite été Jean-Luc TROLEZ et Gérard PERON jusqu’en août 2013, puis Alexandre DONZE.

Données techniques

  • Indicatif radio : FS2379
  • N° MMSI : 227318810
  • Motorisation : moteur Baudouin
  • Longueur LOA : 10,90 mètres
  • Largeur hors tout : 3,72 mètres
  • Équipage : le patron et une matelote

    Communiqué officiel de la préfecture maritime de l’Atlantique à Brest

    Le vendredi 18 septembre 2026 à 09 h 19, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Atlantique (CROSS-A) Étel reçoit le signalement d’une voie d’eau non maîtrisée à bord du navire de pêche Coryphène. À la suite de la diffusion du message Mayday Relay, le navire de pêche L’Infernal se déroute.

    Un Atlantique 2 répond également au Mayday Relay et se déroute à 09 h 30. Il informe, lors de son survol, que le radeau de sauvetage est percuté et que l’équipage, constitué de deux personnes — une femme et un homme — porte des gilets de sauvetage.

    Les deux personnes sont recueillies saines et sauves à bord de L’Infernal à 09 h 55, puis hélitreuillées par le Dragon 56 à 10 h 12 afin d’être prises en charge à l’hôpital de Concarneau à 11 h 16.

    Dispositif de sauvetage

  • Navire de pêche L’Infernal
  • Atlantique 2 de la Marine nationale
  • Hélicoptère Dragon 56 de la Sécurité civile
  • Vedettes SNS 140 Margodig et SNS 153 Ael Mat

    Situation de l’épave et météo sur zone

    L’épave du Coryphène est balisée sur AVURNAV.

    AVURNAV LOCAL BREST 3479/26 Détails - Secteur : IROISE - ABORDS GLENAN - Catégorie générale : Dangers nouvellement découverts - Publié le : 18/09/2026 - Catégorie : Epave dangereuse chalutier, longueur 10.9m – 47° 33’.00N – 004° 04’.24W.

    Météo sur zone : vent de secteur ouest, force 2 (4 à 6 nœuds) ; mer 4, agitée.

13 septembre 2026

Bretagne : mémoire d’un peuple, combat d’une nation

Aux origines : naissance d’un peuple libre en Armorique

Au Ve siècle, alors que l’Empire romain d’Occident s’effondre et que l’Europe bascule dans une ère nouvelle, des populations bretonnes venues de Grande-Bretagne traversent la Manche pour s’établir en Armorique. Elles n’y arrivent pas comme de simples réfugiés, mais comme les porteurs d’une civilisation celtique, d’une foi chrétienne, d’une langue vivante et d’une volonté farouche de préserver leur liberté. De cette migration fondatrice naît la Bretagne historique : une terre, un peuple, une mémoire collective appelée à résister aux empires, aux centralisations et aux effacements.

Une fondation portée par les chefs, les saints et le peuple

Les chroniques médiévales, notamment celles attribuées à Nennius ou à Gildas, racontent l’installation des Bretons en Armorique sous la conduite de chefs puissants. Parmi eux, Conan Mériadec demeure l’une des grandes figures de la mémoire bretonne. Qu’il appartienne pleinement à l’histoire ou qu’il relève en partie de la légende, son nom incarne une vérité politique essentielle : la Bretagne s’est construite autour de l’idée d’un peuple maître de son destin. Chrétiens, celtiques et héritiers du monde romain, les Bretons ont su s’intégrer sans se renier, bâtir sans se soumettre, transmettre sans disparaître.

Autour de Vannes, Rennes et Nantes, des pôles de pouvoir se forment et donnent chair à cette Bretagne naissante. Les sanctuaires, les monastères, les fortifications et les cités deviennent autant de bastions d’une culture enracinée. Saint Samson, saint Brieuc et tant d’autres figures spirituelles participent à l’édification d’un pays qui ne se contente pas d’exister sur une carte : il affirme une âme, une langue, une mémoire et une vocation historique.

Divisée parfois, mais jamais soumise

La Bretagne des premiers siècles n’est pas un bloc uniforme : elle est faite de royaumes, de principautés et de territoires, parfois rivaux, mais toujours liés par une même appartenance. Lorsque la menace extérieure se précise, ces forces dispersées savent se rejoindre dans un même réflexe de défense nationale. Parmi les grands ensembles de cette Bretagne ancienne figurent :

  • le Bro Waroch, autour de Vannes, symbole d’une Bretagne occidentale combative ;
  • le Bro Erech, autour de Rennes, marqueur d’une présence bretonne affirmée aux portes de l’est ;
  • le Bro C’hloued, autour de Nantes, rappel essentiel de l’ancrage historique breton dans le pays nantais.

Face aux ambitions franques, les Bretons ne plient pas facilement. Ils défendent leurs terres, leurs coutumes et leur autonomie avec une ténacité qui deviendra l’une des marques profondes de leur histoire. La bataille de Déols, en 578, illustre cette résistance. Elle rappelle que la Bretagne n’a jamais été seulement une périphérie à contrôler, mais un pays à part entière, capable de se dresser pour protéger sa liberté.

La langue bretonne : cœur vivant de la nation

La langue bretonne, le brezhoneg, n’est pas un simple vestige folklorique : elle est l’un des piliers de la continuité nationale bretonne. Issue du brittonique et proche du gallois ainsi que du cornique, elle porte une manière de nommer le monde, de penser la terre, la mer, le sacré et la communauté. À travers elle se transmettent les récits, les chants, les prières, les noms de lieux et l’intimité d’un peuple. Défendre le breton, c’est défendre bien plus qu’une langue : c’est défendre une mémoire, une dignité et une liberté intérieure.

L’art, la spiritualité et les traditions bretonnes témoignent de cette force de transmission. Les croix, les stèles, les pardons, les fondations monastiques et les saints locaux expriment une culture qui a su unir héritage celtique et christianisme populaire. Les monastères ne furent pas seulement des lieux de prière : ils furent aussi des foyers de savoir, de résistance culturelle et d’enracinement. À travers eux, la Bretagne affirmait déjà sa capacité à durer malgré les pressions extérieures.

Résister aux puissances extérieures

À partir du VIIe siècle, les pressions franques puis vikings mettent la Bretagne à l’épreuve. Pépin le Bref, puis Charlemagne, cherchent à imposer leur autorité à l’ouest. Mais la Bretagne ne s’efface pas. Elle encaisse, se relève, se réorganise et affirme de nouveau sa puissance sous Nominoë au IXe siècle. Avec lui, l’idée bretonne prend une dimension politique majeure : celle d’un pays capable de s’unifier, de repousser l’influence franque et d’affirmer son droit à exister selon ses propres lois.

Même lorsque le premier royaume breton disparaît comme entité politique indépendante, son héritage demeure indestructible. La langue, les pardons, les traditions populaires, les saints fondateurs, les paysages sacrés et les symboles comme le Gwenn ha Du rappellent qu’une nation ne se résume pas à ses institutions du moment. Elle vit dans la mémoire, dans la transmission, dans les familles, dans les villages, dans les chants et dans l’attachement obstiné à la terre bretonne.

1532 : l’union contrainte et la mémoire d’une souveraineté confisquée

En 1532, l’union du duché de Bretagne au royaume de France, officialisée par l’édit d’Union sous François Ier, marque une rupture décisive. Pour la mémoire bretonne, cet événement ne saurait être réduit à une simple formalité administrative : il symbolise l’affaiblissement d’une souveraineté ancienne et l’entrée progressive de la Bretagne dans un modèle centralisateur qui cherchera, au fil des siècles, à réduire ses institutions, sa langue et ses particularités. Pourtant, malgré cette dépossession politique, la Bretagne n’a jamais cessé d’exister. Elle demeure une nation de mémoire, de culture et de volonté, portée par celles et ceux qui refusent l’oubli et continuent de faire vivre son nom, sa langue et sa dignité.

 

10 septembre 2026

Naufrage du Maranello : les corps des deux marins disparus retrouvés dans l’épave

Une semaine après le naufrage du Maranello au large de l’Angleterre, les corps des deux marins portés disparus ont été remontés samedi 5 septembre par des plongeurs de la Marine nationale.

Christophe Houart et Jean-Pierre Le Caër se trouvaient dans l’épave du chalutier breton, qui repose à environ 72 mètres de profondeur.

L’opération a mobilisé le groupe de plongeurs démineurs de l’Atlantique, soutenu par celui de la Manche-mer du Nord.

Une première plongée avait permis de reconnaître l’épave et d’évaluer les possibilités d’intervention.

Les militaires ont ensuite pu récupérer les deux corps, après avoir attendu des conditions météorologiques compatibles avec une plongée à cette profondeur.

Le Maranello, navire de pêche immatriculé à Saint-Brieuc, avait sombré le samedi 29 août à environ 48 kilomètres au sud-ouest de Plymouth.

Cinq marins se trouvaient à bord.

Après l’émission d’un signal de détresse, le chalutier breton Stradale avait rejoint la zone et trois membres de l’équipage avaient pu être sauvés avant la disparition du navire.

Les premières informations communiquées après le naufrage faisaient état de difficultés rencontrées avec les engins de pêche.

Selon la ministre de la Mer Catherine Chabaud, le chalutier avait rencontré des problèmes pour remonter son chalut.

Les circonstances précises ayant conduit à sa perte restent toutefois à déterminer.

La récupération des deux marins marque désormais une nouvelle étape judiciaire : l’enquête confiée à la section de recherches de la gendarmerie maritime de Brest est devenue une enquête en recherche des causes de la mort.

Une autre investigation est menée par le BEA Mer afin d’établir les circonstances techniques du naufrage.

Christophe Houart, 60 ans, commandait le Maranello. Jean-Pierre Le Caër y exerçait les fonctions de maître d’équipage et mécanicien.

Tous deux étaient des marins expérimentés.

Publicité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 > >>
Publicité
Archives
Publicité