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Je suis aujourd’hui horrifié par les scènes de guérilla urbaine vécues à Paris le samedi 1er décembre 2018. La France aujourd’hui ressemble au naufrage du TITANIC. Nous arrivons à l’épilogue de 40 ans de gouvernance du pays par des politiciens bonimenteurs. La France est à cours d'argent car elle s'est endettée dans des proportions inimaginables. Les seuls intérêts sur la dette, à payer tous les ans, est de 50 milliards d'euros. Les gouvernements de gauche et de droite ont créé cette dette depuis 40 ans afin de payer pour des promesses électorales et se maintenir au pouvoir une fois élus. Tout en payant aux banques ou à des pays, les intérêts sur cette énorme dette à rembourser un jour, le gouvernement s'engage dans des projets gigantesques au-dessus de ses moyens et de la santé économique de la France. Les nouveaux chantiers démesurés sont le nouveau métro Grand Paris Express à 35 milliards (chiffre de la cours des comptes), le nouveau terminal 3 de CDG en projet. A ceci s'ajoute l'accueil de migrants, le coût du chômage, les déficits des divers services publics, le déficit de la SNCF. Aujourd’hui beaucoup de jeunes Français diplômés quittent le pays pour entreprendre ou travailler à l’étranger. Des retraiter subissant l’insécurité et la violence des quartiers quittent la France pour vivre leurs retraites à Lisbonne ou Marrakech. Certainement le début de la fin du jacobinisme. La fin du centralisme et du parisianisme, la capitale, Paris, ne doit plus être le lieu primordial d'exercice du pouvoir. Pourquoi ne pas instaurer un fédéralisme que l'on trouve dans certains pays où ont été réalisés d'importants transferts de pouvoir aux entités régionales, en France : l’Alsace, la Corse, le Pays Basque et la Bretagne. Plus on écoute les ministres du gouvernement plus on se rend compte que l'insurrection populaire initiée par les Gilets jaunes va mal finir. Mal finir pour ce gouvernement qui, chaque semaine, s'enfonce de plus en plus dans un autisme effarant. Il ne s'agit pas de reformes où l'on pourrait justifier un refus du gouvernement de céder à l'opposition, mais d'une taxe, une nouvelle gabelle, dans un pays où les gens sont parmi les plus imposés au monde. Que la taxe soit une taxe carbone ou une autre taxe écologique n'y changera rien car, comme l'a dit une Gilet jaune : «Quand vous êtes préoccupée par la fin du mois, vous ne pouvez pas être concernée par la fin du monde». Pour des milliers de travailleurs pauvres, la fin du monde se répète à la fin de chaque mois. Quand on n’a plus rien à manger ou à donner à manger à ses enfants, c'est la fin du monde. La position ridicule des ministres qu'on entend dans les médias est d'appeler au dialogue. Pourquoi dialoguer avec un État qui, de toutes façons, ne veut rien céder et a fait le pari insensé du pourrissement du mouvement ? Le refus de dialoguer des Gilets jaunes est rationnel et logique. C’est au gouvernement de déclarer un moratoire sur la nouvelle taxe sur le carburant et sur l'électricité en 2019. Le Président et le Premier ministre semblent prendre les Gilets jaunes pour des idiots. Un ministre a même parlé de «peste brune». Je reconnais qu’hier dans les casseurs à l’Arc de Triomphe étaient présent l’infamie qui se rebiffe vue par les caméras de BFM : Plusieurs groupuscules catholiques traditionalistes, notamment de la fraternité Saint Pie X, de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet étaient aussi présents, reconnaissables à des symboles tels que le drapeau du Sacré-Cœur de Jésus, bardé du slogan «Espoir et salut de la France». Voltaire devait se retourner dans sa tombe. L'arrogance des jacobins n'a aucune limite, ça devient même indécent. Les gens qui ne peuvent pas joindre les deux bouts ne sont pas forcément des imbéciles. La destinée des individus est une chose très complexe définie par de nombreux facteurs dont certains sont encore inconnus. On peut d'ailleurs se retrouver à la rue du jour au lendemain. Tout au contraire, on peut facilement penser, vu les déclarations de certains ministres, que les imbéciles sont ceux qui dirigent le pays. Quant aux députés, ils ont été choisis par LREM jeunes et inexpérimentés, un renouvellement illusoire puisque aujourd'hui le rôle d'un député français est de se soumettre à l'exécutif. Il n'y a plus de débats. Comme disent les Américains, et ils le disent en français : «plus ça change, plus c'est la même chose». La Vème République n'est plus une république représentative, car la diversité du peuple n'y est pas représentée et les parlementaires ont un pouvoir très limité. Le Sénat, lui, ne représente d'aucune façon les vrais territoires, les territoires historiques qui composent cet État. La singularité française est l'incapacité de la Vème république de s'ajuster à une réalité qui n'a plus rien à voir avec une grandeur de la France disparue. C'est l'histoire de France qui coule dans leurs veines. Le retour à la réalité va être très douloureux. « La question n’est plus la crise écologique. Elle est de sortir au plus vite des violences insurrectionnelles ».

 

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