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L'avionique du PILATUS PC-21 est celle qui est aujourd'hui en service sur les derniers avions de combat.

 

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L’Armée de l’Air Française cette fois-ci n’a pas eu recourt à l’avionneur Français Dassault pour renouveler son futur avion école. Elle a choisi l’avion Suisse de chez PILATUS PC-21. Le compte-à-rebours a commencé pour les avions d’entraînement TB-30 Epsilon de l’École de pilotage de l’armée de l’Air (EPAA), de la base aérienne 709 de Cognac. Ces appareils, qui ont contribué à la formation initiale de nombreux pilotes de chasse depuis 1984, seront en effet bientôt remplacés par 17 turbopropulseurs PILATUS PC-21, dans le cadre du projet « Formation modernisée et entraînement différencié des équipages de chasse » (FOMEDEC, aussi appelé Cognac 2016). Et cela vaut aussi pour les ALPHAJET de l’École de chasse de Tours. La date de la mise en service de ces nouveaux avions, loués au prestataire britannique Babcock Mission Critical Services France (BMCSF), se précise : l’armée de l’Air a en effet indiqué que ces avions viennent d’arriver à Cognac. Quatre pilotes de la BA 709, tous brevetés « chef de patrouille », reviennent de prendre en main le PC-21 à Stans, dans le canton de Nidwald, en Suisse. À l’issue de ce stage, ils vont être en mesure de former à leur tour leurs homologues instructeurs de l’EPAA, afin que les premiers élèves pilotes puissent commencer leur formation avec ce nouvel appareil à partir de Mai 2019. Pour rappel, le programme FOMEDEC, qui doit permettre de réaliser 100 millions d’euros d’économies par an grâce à la rationalisation de la formation des pilotes de chasse et des navigateurs officiers système d’armes (NOSA), prévoit également le remplacement de l’ALPHAJET par le PC-21. « Certes, nous perdons de la vitesse, en comparaison à l’ALPHAJET (le PC-21 peut voler à la vitesse maximale de 370noeuds, soit 685km/h). En termes d’avionique, en revanche, il s’agit d’une révolution ». « L’ergonomie du cockpit permet une prise en main rapide de l’avion. Son comportement aérodynamique est extrêmement sain et les performances offertes par les 1600 chevaux du turbopropulseur sont remarquables. Le système de navigation et d’attaque du PC-21, clé de voûte de la formation des futurs équipages de Rafale et Mirage 2000, est à la hauteur des attentes », se félicite l’armée de l’Air. Cela étant, un élève pilote de chasse volera quand même à bord d’un Alphajet, mais lors de son passage à l’École de transition opérationnelle (ETO) de Cazaux. « Avant de trancher de manière définitive le remplacement de l’Alphajet, il est nécessaire de bénéficier des premiers RETEX (retour d’expérience), faisant suite à l’utilisation des PC-21 dans la formation de nos jeunes équipages. Cela nous permettra de définir finement le besoin de remplacement de l’Alphajet à l’horizon 2020. En toute hypothèse, les réflexions vont commencer très prochainement. Je souhaite que ce sujet soit inscrit dans les travaux de la prochaine Loi de programmation militaire », avait expliqué le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air. Seulement, et sauf erreur, la LPM 2019-25 ne dit pas un mot sur le remplacement de l’Alphajet de l’ETO de Cazaux.

 

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Le PC-21 du suisse PILATUS allie l'avantage d'un avion aux coûts de maintenance réduits, avec une avionique moderne et semblable aux avions de combat de 4ème et de 5ème génération, et avec des performances en vol qui correspondent aux avions d'entraînement et de formation actuellement en service. Au sein de l'Armée de l'Air française, certains aviateurs ont déjà leur qualification sur cet avion tandis que d'autres ont déjà eu l'occasion d'effectuer des vols à bord, et de goûter à la puissance qu'il dégage. La sélection de cet avion est, explique-t-on chez les principaux concernés, « un choix qui satisfait le milieu ». Le PC-21 est équipé du turbopropulseur PT6A-68B du canadien Pratt & Whitney, qui lui délivre un peu plus de 1 600 chevaux. Couplé aux cinq pales, il permet un décollage sur un peu moins de 800m, avec un taux de montée de 20.78 m/sec, et une distance d'atterrissage de 1 031m. Avec une vitesse de croisière de 624km/h et une pointe pouvant aller à 685km/h, l'appareil peut aller chercher de +8G a -4G lors de session de voltige aérienne, ou évoluer entre +5G et -2,5G lors de conditions d'évolutions normales. Pouvant décoller à partir de 2 280kg ou bien avec une masse maximale au décollage de 3 100kg, le PC-21 est long de 11,23m et large de 9,10m. Son turbopropulseur et ses systèmes de contrôle lui permettent d'évoluer dans des domaines de vol (basse et haute altitude, basse vitesse, etc…) aussi traversé par les avions à réaction utilisés pour l'entraînement et la formation des équipages. L'avionique des avions est celle des écrans plats, numériques et tactiles, que l'on retrouve sur les avions de combat de dernière génération, dont les Rafale, que les pilotes français découvriront juste après leur passage ces PC-21. Actuellement, cet appareil est utilisé/commandé par huit nations : la Suisse (8), Singapour (19), les Emirats arabes unis (25), le Qatar (24), l'Australie (49), la Jordanie (8), et l'Arabie Saoudite (55).

Pour illustrer voici les aéronefs sur lesquelles un jeune apprendra à piloter avant de se retrouver aux commandes d’un RAFALE. Après le retrait du RAFALE les avions seront remplacés par des drones. La présence de l'homme à bord représente le dernier obstacle à de plus grandes performances et le maillon faible du système. Les drones tactiques sont-ils le futur de l'aviation de combat ?

 

322 Cirrus SR20 CATS Cassidian Aviation Training Services

APPAREIL CIRRUS SR 20 A SALON-DE-PROVENCE

 

323 GROB G 120 A-F EADS Cognac Aviation Training Services

APPAREIL GROB 120 A COGNAC

 

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APPAREIL PILATUS PC-21 A COGNAC

 

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BREVET DE PILOTE DE CHASSE

#PointPresse : Présentation de la formation sur PC21

Le Pilatus PC21 nouvel avion de formation de l'armée à Cognac