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L’avion a décollé de Locarno samedi 4 août 2018 à 16h10 en direction de Dübendorf. A son bord, 20 personnes âgées de 42 à 84 ans et, aux commandes, deux pilotes expérimentés, de 62 et 63 ans, avec des centaines d’heures de vol au compteur. Quarante-sept minutes après le décollage, le crash d’une extrême violence ou tous les occupants de l’avion sont décédés.

Le site de la compagnie : www.ju-air.ch

 

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Les fortes chaleurs, qui affectent les performances des avions, ont-elles joué un rôle ?

L'hypothèse d'un accident de santé ?

La deuxième hypothèse est d’ordre médical et théorise le pépin physique inopiné d’un des deux pilotes. Un infarctus lors duquel l’un d’entre eux se serait brusquement affalé sur ses commandes sans que son binôme parvienne assez rapidement à intervenir pour relever son collègue – et l’appareil – fait ainsi partie du domaine des possibles.

La thèse du décrochage aérodynamique ?

Le décrochage aérodynamique. Hantise des aviateurs, le terme désigne une soudaine perte de portance des ailes, qui a pour conséquence une perte très rapide d’altitude, l'abattée. Or, selon les témoins oculaires du crash du Ju-52, l’avion aurait justement soudainement piqué du nez. La faible densité de l’air en montagne – l’avion a touché le sol à 2540 mètres d’altitude – favorise par ailleurs ce phénomène.

 

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Illustration du décrochage en virage.

Plus le virage est serré, plus la portance (et donc l'angle d'incidence) doit être élevée pour contrer la somme de la force centrifuge (force fictive) et du poids. Si l'angle d'incidence critique est dépassé, l'avion décroche même si la vitesse reste constante.

L’Office fédéral de l’aviation civile Suisse inspecte par ailleurs ce type d’appareil tous les deux ans afin de prolonger – ou non – son certificat de navigabilité. Le Ju-52 avait ainsi encore été contrôlé en début d’année, le 6 avril 2018.

Rundflug mit Ju52 ab Dübendorf