Réponse à un commentaire injurieux de mon article du 03 août 2017 écrit par un président d’aéro-club de SAVOIE

 

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Je suis étonné de votre réaction envers mon message sur l’accident du CESSNA 152. Je vous rappelle qu’au Portugal, il n’y a pas de notion d’associations style loi de 1901 comme chez nous en France. Le CESSNA était exploité par une société sulfureuse d’aviation AEROCONDOR qui régulièrement fait parler d’elle dans les rubriques des faits-divers et forme soi-disant des pilotes de ligne sur CESSNA 152. Mon article n’avait qu’un but dénoncer certaines pratiques. Dans cette histoire, je vous rappelle qu’une enfant de 8 ans et qu’un quinquagénaire a perdu la vie en profitant simplement des bains de mer. J’ai un ami d’enfance pilote de Mirage 2000 dans l’armée de l’air qui a préféré mourir en ne s’éjectant pas pour éviter que son chasseur se crash sur un village. Je vais certainement vous décevoir, mais je ne suis pas un quelconque journaleux, je connais très bien le milieu aéronautique dans lequel j’évolue depuis maintenant 35 ans en tant qu’ingénieur en moyens de radiocommunications et de radionavigations (AVIONIQUE). Je suis pilote privé depuis 1983 et possède un millier d’heures de vol avion. Membre du conseil d’administration d’un  aéro-club de la région parisienne. Les informations que j’ai publiées provenaient de l'agence de presse Reuters à Londres (fondée en 1851) et du site de « FLIGHT SAFETY FOUNDATION » https://aviation-safety.net dont la réputation de sérieux n’est plus à démontrer. Dans votre commentaire vous souligné le déni et le silence qui s’impose dans toute communauté d’intérêts. 

 

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Vous transformez mes propos pas politiquement corrects, je l’avoue : en ridicule, inapproprié, scandaleux, incompétent, spectaculaire, voyeurisme, logorrhée insultante et j’en passe. Avec vous ont rétabli la censure et l’interdiction de s’exprimer. En France la liberté d’expression est le droit pour toute personne de penser comme elle le souhaite et de pouvoir exprimer ses opinions par tous les moyens dont elle juge opportun. Nous avons donc le droit de réfléchir, d’investiguer et d’analyser même sur des événements dramatiques. J’espère que vous avez réagi émotionnellement à chaud en transposant vos deux REIMS AVIATION F 152 de 1981 et 1982. Je vous rappelle que vos deux aéronefs n’ont rien à voir avec le CS-AVA, en regardant les photos sur internet, ils ont l’air en parfait état. En visite sur le site WEB de votre aéro-club, je ne peux constater qu’il me paraît très bien tenu et je le conseillerais sans problème à un ami savoyard qui voudrait apprendre à piloter un avion. Le seul reproche l’usine à gaz sur votre tarification des heures de vol. Dans mon message sur ce terrible accident, je voulais simplement évoquer certains facteurs humains inappropriés par ces pilotes Portugais. Ce qui m’interpelle vos propos injurieux suite à la lecture de mon article. J’espère que vos réactions ne sont pas uniquement guidées par des intérêts économiques. Chaque année en France depuis 2013 les aéro-clubs perdent 8000 pilotes souvent exaspérés par les contraintes administratives, sécuritaires et le pouvoir d’achat en berne. Je rendrai toujours publics ces événements. Je tiens à vous rappeler qu’en tant que dirigeant d’association, vous prenez des décisions qui peuvent engager votre responsabilité et votre patrimoine personnels. Par ailleurs, le contexte juridique est de plus en plus contraignant et les décisions des tribunaux rendent votre fonction beaucoup plus exposée aux risques de mise en cause. Les motifs de mise en cause sont nombreux. Les infractions aux dispositions législatives et réglementaires : manquement aux règles d’hygiène et de sécurité, non-respect des dispositions relatives à la présentation des comptes sociaux… La violation des statuts : exercice d’une activité prohibée par l’objet social… La faute de gestion : laissée à l’appréciation souveraine du juge, cette faute s’apprécie au cas par cas. Etre président d’un aéro-club n’est pas qu’une fonction sur une carte de visite ou sur LINKEDIN. Il impose des engagements, des devoirs, des réflexions, des décisions, veiller à ce que tout se passe bien, dans notre loisir à risque la moindre faute d’inattention peut conduire au drame. 

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AEROCONDOR DANS LES ANNEES 2000

A L’EPOQUE ELLE AFFRETAIT DES ATR42 SUR ORLY AGEN

AUJOURD’HUI ELLE FORME DES PILOTES DE LIGNE SUR CESSNA 152

Le Lot-et-Garonne est à nouveau privé de liaison aérienne avec la capitale, alors que la ligne Agen-Paris, desservie par la société portugaise Aerocondor, est interrompue depuis quelques jours du fait des difficultés financières de cette dernière, qui n'était plus en mesure de payer l'avion qu'elle affrétait. C'est la deuxième fois en moins de trois ans que la capitale des pruneaux se trouve inopinément privée de desserte aérienne. En 2004, le Lot-et-Garonne avait dû faire face à la défection d'Air Littoral avant le terme de l'engagement conclu dans le cadre d'un contrat OSP (obligation de service public) avec le syndicat mixte SMAD réunissant la CCI et les collectivités locales.


Des débuts chaotiques
Après plusieurs mois de carence, un nouvel appel d'offres du transporteur portugais l'avait emporté sur la base d'un déficit prévisionnel annuel de 1,8 millions d'euros, assumé à raison de 77,5 % par la Direction générale de l'aviation civile du ministère des Transports (DGAC), le reste étant pris en charge par le syndicat. Les débuts de cette nouvelle desserte ont été quelque peu chaotiques : Aerocondor, qui, à l'époque, ne possédait pas d'avion, a affrété un ATR42 auprès d'une compagnie danoise qui a elle-même sous-traité la prestation à une compagnie lituanienne. Un vol effectué presque de bout en bout entre Paris et Agen avec un seul moteur a fait couler beaucoup d'encre. Le déficit de la première année a été sensiblement plus lourd que prévu, obligeant le SMAD à augmenter fortement sa subvention annuelle pour la porter à 750.000 euros. 2006 a été meilleur sur le plan commercial, mais la firme portugaise est demeurée fragile.
Le vieil ATR racheté à Total s'est révélé défaillant, contraignant l'exploitant à affréter un nouvel avion, dont il n'a pu assurer le paiement.
Le syndicat mixte et la DGAC vont tenter de lui trouver un remplaçant pour les huit mois qui restent à courir dans le cadre du contrat OSP, mais, pour quelque temps, les Lot-et-Garonnais devront se résigner à aller prendre l'avion à Bordeaux ou à Toulouse, à moins d'emprunter le TGV qui met 4 heures pour relier le chef-lieu à la capitale.

Matmatah - Marée haute (clip officiel)